Résumé des semaines 2 et 3 par Jérôme

 

 

___ J9 : Dingwall – Inverness _______________

                 (Côté Laëtitia et Jérôme)

 

Après le départ à rebondissement d’Elen et Cyrille, c’est pour nous le début des vacances à deux. Tranquillement, nous faisons route vers Inverness. L’étape est courte (31 km en incluant les erreurs de parcours) et agréable. On s’installe dans une auberge de jeunesse très sympa, heureux d’avoir une journée de repos au programme le lendemain.

 

 

 

 

___ J10 : Inverness _______________

               

Journée détente, visite, shopping et lessive à Inverness. Après une semaine éprouvante à cause d’un timing serré, on décide de relâcher la pression. La suite du parcours sera plus tranquille, c’est juré !  Nous profitons donc de la tranquillité de la ville et du confort de l’auberge pour recharger les accus, puis des différents commerces pour acheter des cartes postales et nous amuser un peu dans les boutiques de souvenirs.

 

 

 

___ J11 : Inverness – Fort Augustus _______________

 

Tout commence pour le mieux puisqu’après une semaine passée sur un vélo en mode « VTT », Jérôme décide de faire monter des pneus plus roulants, et plus adaptés à ce type de voyage. Blindés d’énergie suite à notre journée passée à Inverness, nous nous lançons à l’assaut du loch Ness.

Malheureusement, la pluie a décidé de venir jouer les troubles faits. Le ciel est bas et la visibilité décroît au fur et à mesure que l’on s’approche du loch. Nous décidons alors de nous arrêter pour déjeuner sous un abribus, dans l’espoir que le soleil réapparaisse vite.

 

 

 

En vain! L'astre du jour ne montrant aucun signe de retour proche, nous nous jetons sur la route longeant le loch. Bien qu'à proximité de celui-ci, nous ne le verrons que très peu, pour cause de visibilité désastreuse. Peu avant d'atteindre Foyer et ses magistrales chutes d'eau, la route s’éloigne du lac et nous montons, inlassablement, jusqu'à atteindre le point le plus haut de notre parcours (400m).

 

 

Le froid, la pluie et l'interminable ascension rendent cette fin d’étape particulièrement laborieuse. C’est épuisés et trempés jusqu'aux os que nous atteignons Fort Augustus. Nous pensons alors mériter un peu de confort et décidons de loger à l’auberge.

 

 

 

___ J12 : Fort Augustus – Fort William _______________

 

En cette matinée, le temps est encore très incertain. Averses et éclaircies s'enchaînent sans relâche. Par précaution, nous retardons notre départ et profitons de Fort Augustus pour faire quelques courses et un peu de tourisme. Le Loch Ness se dévoile enfin à nous.

 

Cette étape, qui correspond à la deuxième moitié du Great Glenn Way, nous mènera en dehors des routes goudronnées, sur des chemins prompts à la pratique de la randonnée et du VTT. Nous longeons tout d'abord un canal (le caledonian canal) qui relie entre eux les lochs de la faille du Great Glenn.

 

Aux alentours de midi, contraints par une pluie soudaine, nous nous abritons dans l'église d'Invergarry pour déjeuner. Hôtes du seigneur, celui-ci nous accorde sa grâce et nous pouvons repartir (le temps de boire quatre cafés à £11 « exactly » dans l'hôtel d'à côté) sur les chemins escarpés, sans « trop » se prendre la saucée.

 

 

En fait, nous subirons bien un dernier grain, à un moment stratégique d'ailleurs, puisque c'est pile au moment où Laëtitia (qui vient de subir l'unique crevaison du voyage) change sa roue qu'une averse se déclenche.

 

 

L'incident clos (pneu + pluie), nous finissons tranquillement notre étape, comme nous l'avons commencée, le long d'un canal. L'arrivée à Fort William est très belle et nous plantons notre tente au pied du Ben Nevis.  

 

 

 

 

___ J13 : Fort William – Glencoe _______________

 

 

Le Glen Nevis est une vallée au pied du plus haut sommet d'Ecosse: le Ben Nevis. C'est un très bel endroit, prisé des randonneurs. La position du camping, dans la vallée, distant de 2 km de Fort William nous permet de profiter un peu des lieux. Nous passons la fin de matinée à Fort William et après un déjeuner copieux en ville, nous partons pour le Glencoe. Cette étape, qui relie deux endroits particulièrement appréciés des randonneurs ne restera pas dans les annales. La pluie persistante est de nouveau de la partie et nous ne pouvons pas vraiment profiter des paysages.

 

 

 

Heureusement, l'étape est courte et l'on se retrouve assez rapidement au Glencoe center pour y passer la nuit. Le camping du Glencoe est déserté par les campeurs, et pour cause, sa pelouse est totalement détrempée. Les gérants du camping iront même jusqu'à nous conseiller d'aller ailleurs. Mais nous trouvons quand même un coin de pelouse agréable, à côté d'une petite rivière et nous nous y installons. Nous profitons aussi du séchoir du camping pour remettre à sec certaines de nos affaires.

 

 

 

 

___ J14 : Glencoe – Ardgour _______________

 

 

Après une visite au Glencoe center où nous nous familiarisons avec l'histoire géologique et humaine de la vallée, nous partons faire une petite balade à pied autour de Signal Rock et Ann Torr.

Nous pique-niquons au pied des collines, dans un cadre magnifique.

 

Nous nous lançons ensuite dans un tour à vélo avec pour objectif de faire le tour du loch Leven. Notre espérions ensuite passer la nuit au camping d'Onich mais face à l'inexistence de celui-ci (ou notre incapacité à le trouver - un des mystères de ce voyage), nous décidons de prendre un ferry à Corran afin de traverser le loch Linnhe et dormir sur l'autre rive du lac. Nous établissons notre campement à Ardgour, juste après la traversée, pour une dernière nuit de camping sauvage.

 

 

 

 

___ J15 : ArdgourGlenfinnan _______________

 

Plaisante matinée en ce quinzième jour écossais. Nous longeons le loch Linnhe, jusqu'à se retrouver en face de Fort William, d'où nous bénéficions d'une vue imprenable sur le Ben Nevis dont le sommet joue à cache-cache avec les nuages. Sur le chemin, nous admirons les moutons blancs à tête noire et nous amusons de trouver un troupeau de vaches en totale liberté, au beau milieu de la route. Les kilomètres défilent à belle allure et nous arrivons en début d'après-midi à Glenfinnan, qui était censé être notre point de chute pour la nuit. Nous nous arrêtons au Glenfinnan center pour manger et acheter quelques cartes postales.

 

 

Malheureusement pour nous, la pluie est de retour et c'est sous une ondée persistante que nous observons le panorama du site. Notre patience et quelques incantations pour chasser les nuages n'auront pas raison du temps et nous décidons d'aller prendre à café un peu plus loin, dans un vieux wagon aménagé en bar/restaurant au niveau de la gare de Glenfinnan.

 

 

On découvre d'ailleurs qu'un deuxième wagon a été aménagé en auberge et l'envie nous vient d'y passer la nuit. Malheureusement, pas mal de gens ont la même idée et le wagon/auberge est plein comme un oeuf. C'est au Prince's House Hotel que nous passerons la nuit, dans un cadre relativement luxueux.

 

 

 

___ J16 : GlenfinnanAshaig _______________

 

Au matin, nous profitons d'un petit déjeuner complet à l'hôtel avec au menu un notable porridge, dont le goût n'a d'égal que la couleur: sans! Le temps est redevenu clément et Jérôme en profite pour retourner au Glenfinnan center pour tenter de prendre quelques photos du panorama, dans l'espoir qui celui-ci ait l'éclat qui lui manquait cruellement la veille. Gagné!

Nous voilà ensuite repartis pour tenter de rejoindre Mallaig. A Arisaig, nous quittons la grande route, peu interessante pour rejoindre la voie côtière. Bien nous en a pris car le littoral est joli et offre des couleurs surprenantes pour l'Ecosse; des eaux bleues claires et du sable blanc.

 

 

 

 

A Maillaig, nous prenons un grand ferry pour rejoindre l'Isle of Skye. Après une grosse demi heure de traversée, nous voici enfin sur la tant attendue île. Il se fait tard, mais le temps est agréable et nous décidons de tracer jusqu'aux environs de Broadford.

 

 

Nous traversons donc le sud de l'île, sur une route déserte et étonnament large et bien entretenue. La traversée de Skye se fait très rapidement et nous trouvons un camping à Ashaig.

 

 

 

 

___ J17 : AshaigMorvich _______________

 

Le matin, nous filons à la grande ville du coin, Broadford. Nous cherchons l'office du tourisme dans l'espoir de trouver de bonnes idées d'activité pour la journée,  mais en ce dimanche l'office est fermé. Nous trouvons un endroit bien sympathique pour manger de délicieux cookies. Le vent souffle mais heureusement pour nous, il souffle du bon côté.

 

Nous décidons d'aller prendre un petit ferry qui relie Skye à Glenelg. Nous nous engageons sur une route secondaire, ne conduisant qu'au port d'embarcation du ferry. Cet itinéraire n'est pas de tout repos et présente un col assez difficile à passer. Certaines voitures venant en sens inverse nous encouragent. Arrivés au sommet, nous entamons une terrible descente. On y va molo car si les freins lâchent, on est mort.

 

On arrive ainsi au ferry, un petit bac qui traverse un bras de mer entre Skye et le « continent ». L'endroit est pittoresque et on nous fait passer le détroit gratuitement. Il nous reste ensuite à passer le deuxième col de la journée pour rejoindre Morvich. Celui-ci sera encore plus dur que le premier et la descente finale encore plus brutale que la précédente.

 

Notre récompense est un magnifique arc en ciel qui nous attend à Morvich. Mais de récompenses nous n'avons besoin car nous venons de vivre une étape, certes physiquement difficile, mais sûrement l'une des plus belles de notre voyage.

 

 

 

___ J18 : MorvichBalmacara _______________

 

Cette étape s'annonce peut-être comme la dernière car elle nous conduit à Kyle of Lochalsh, d'où nous avons réservé le train, pour rentrer à Inverness. Nous sommes donc en avance de deux jours et ne savons pas encore quelle suite donner à notre parcours. Nous filons donc tranquillement le long du loch Duilch jusqu'à arriver au Eilean Donan Castle. Ce château est le mieux conservé d'Ecosse et sa visite permet d'admirer une surprenante reconstitution d'une scène de vie d'époque dans la cuisine.

 

 

Après la visite, nous déjeunons à côté du château. Nous pédalons ensuite jusqu'à Kyle of Lochalsh dont nous visitons la pharmacie. L'arrivée dans cette ville a comme un goût de victoire et la vue de la gare (aux allures de gare du bout du monde) nous révèle que tout ce que nous ferons à partir de là sera du bonus.

 

Pour commencer, nous décidons d'aller passer la fin d'après-midi à Plockton, station balnéaire réputée et particulièrement prisée des gens âgés. L'endroit est en effet ravissant, mais il y a du monde. Les chambres d'hôtes sont toutes réservées et quelques restaurants sont complets. Nous arrivons à trouver une table pour manger et c'est le ventre plein que nous reprenons nos vélos pour tenter de rallier Balmacara et son camping. La route est difficile car très accidentée. A ne pas faire après un repas aussi riche. Nous arrivons quand même à destination, après une énième descente de folie.

 

 

 

 

___ J19 : Balmacara Torridon _______________

 

Notre objectif, pour les deux jours à venir, est de pédaler vers le nord et de récupérer le train quelque part, en aval sur la ligne Kyle-Inverness. Nous choisissons d'aller d'abord à Torridon (qui n'est pas du tout sur la ligne Kyle-Inverness), pour ensuite rejoindre, à minima, Acnasheen qui se situe sur la ligne de chemin de fer.

Le pari est risqué car cette boucle par Torridon représente une centaine de kilomètres que nous devons impérativement boucler. Cette première journée se passe très bien. Le temps est clément et les kilomètres défilent à bon train. A midi, nous mangeons à côté d'un jardin botanique que nous visitons. Ensuite, nous faisons le tour du loch Carron en prenant le temps de s'arrêter pour un café à Lochcarron. Au passage, nous gravissons quelques bosses à plus de 10%.

 

En fin de journée, nous arrivons à Shieldaig, village très charmant en bord de mer. Nous avons envie de nous arrêter mais décidons de continuer le plus possible, la météo du lendemain s'annonçant difficile. Nous arrivons finalement à Torridon où nous prenons nos aises dans une grande auberge de jeunesse.

 

 

 

___ J20 : TorridonAchnasheen – Inverness _______________

 

Le temps redouté est bel et bien là. Un vent puissant et une pluie continue se sont installés sur notre parcours. C'est sans motivation que nous montons sur nos vélos mais à notre grande satisfaction, nous nous rendons compte que le vent est avec nous. Nous avançons donc à vive allure, presque sans pédaler.

Nous rejoignons ainsi Kinlochewe, presque sans forcer, tout en restant sur le 3ème plateau. Après une pause café puis une montée laborieuse, nous filons à toute allure vers Achnasheen où nous espérons trouver un coin au sec pour manger.

 

Nous trouvons un abri sur le quai de la gare, d'où nous ne repartirons pas. Le temps ne s'arrange pas (les arbres plient sous les rafales de vent) et nous ne trouvons pas la motivation nécessaire pour remonter sur nos vélos. Il faudrait donc dormir à Achnasheen, de façon à reprendre le train le lendemain. Mais il n'y a ni camping, ni auberge dans les parages et la perspective d'une nuit en camping sauvage n'est pas réjouissante.

 

Nous décidons alors de prendre le prochain train, même si nos billets sont pour le lendemain, et de passer la nuit à Inverness. Tout se déroule comme espéré car le contrôleur est très compréhensif. Nous avons donc terminé notre tour à vélo dans les highlands et nous arrivons à Inverness en fin de journée.

 

 

___ J21 : Inverness – Glasgow – Luss (Loch Lomond) ____________

 

D'Inverness, nous prenons le train pour Glasgow en milieu de matinée, où il fait un temps magnifique. De là, nous filons à l'office du tourisme où Isabelle Pichon nous donne des informations sur les pistes cyclables entre Glasgow et le loch Lomond où nous voulons passer la nuit.

Une fois les infos en poche, on est parti pour suivre la nationale 7, un itinéraire cyclable qui traverse la banlieue de Glasgow. Cet itinéraire n'est pas très agréable et nous fait traverser des routes sur des passerelles pas faciles d'accès, longer des canaux, traverser des parkings,... il faut donc plusieurs heures pour parcourir les 20 miles qui séparent Glasgow du loch.

 

 

Une fois à Balloch, nous cherchons un camping mais le seul camping de la ville refuse les tentes. On nous indique un camping 6 miles plus au nord et nous partons donc à la recherche de ce camping... que nous ne trouverons pas (deuxième mystère du camping fantôme). Nous roulons sur une route désagréable, tout en maudissant l'idée qu'il faille faire le même chemin en sens inverse le lendemain, jusqu'à Luss où nous trouvons un camping très agréable, au bord du loch.

 

 

 

 

___ J22 : Luss (Loch Lomond) – Glasgow _______________

 

Le matin, nous prenons un bateau qui nous fait traverser le loch jusqu'à Balmaha en slalomant au milieu des nombreuses iles du lac. L'environnement est sublime mais tellement différent des Highlands. Nous sommes à proximité de Glasgow, il fait beau et de très nombreuses personnes viennent de la ville pour se reposer.

La traversée est très agréable et nous remercions encore les gens du ferry qui nous ont laissé monter alors que n'avions pas assez d'argent. Une fois à Balmaha, nous enfourchons nos montures et récupérons la nationale 7 pour rejoindre Balloch, au sud du lac.

 

 

 

L'itinéraire cyclable nous faire suivre des chemins déroutant comme un pont métallique rattaché à un énorme tuyau qui traverse un champ, à plusieurs mètres d'altitude. Le concepteur de cet itinéraire n'aimait pas les lignes droites et il nous faut beaucoup de temps pour rejoindre le parc de Balloch castle où nous nous arrêtons pour manger.

Après avoir partagé notre pique-nique avec la moitié des chiens du pays, nous partons ensuite récupérer l'itinéraire pris la veille pour rejoindre Glasgow, pour passer notre dernière soirée écossaise, dans un restaurant italien.

 

 

___ J23 : Glasgow – Paris _______________

 

Nous reprenons une troisième fois la nationale 7, dans sa partie la moins agréable pour récupérer un bac qui nous fait traverser la rivière Clyde. De là, nous rejoignons l'aéroport. Comme prévu nous achetons des cartons à vélo et Jérôme se rend compte, à ce moment là, qu'il a perdu sa carte bleue. Où plutôt oublié à l'hôtel. Mis à part ce petit moment de stress, le retour se passe sans histoire et nous retrouvons Paris, sous la chaleur. Enfin, plus pour longtemps, car dans nos bagages, nous avons ramené un peu du climat écossais, qui nous poursuivra tout l'été en France...

 

 

Laëtitia

 

Jérôme

 

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Les 10 premiers jours  par Elen